Première assurance VTC : par où commencer

En résumé

Le démarrage en VTC impose de souscrire une responsabilité civile circulation à titre onéreux et une responsabilité civile professionnelle exploitation avant la première course. Un conducteur sans antécédent d'assurance personnel continu sur 36 mois est traité comme un profil sans historique, ce qui restreint l'accès aux contrats généralistes standards.

Attestation pour inscription REVTC délivrée rapidement

La création d'une entreprise de Voiture de Transport avec Chauffeur (VTC) et le lancement effectif de l'activité commerciale s'accompagnent de démarches réglementaires incontournables. Parmi l'ensemble des formalités de création, l'obtention des contrats d'assurance professionnelle constitue l'étape la plus déterminante. Sans ces garanties, l'immatriculation au registre officiel est refusée et l'activation des comptes sur les plateformes de mise en relation demeure impossible. Pour découvrir l'ensemble des règles régissant la profession, consultez notre guide complet sur l'assurance VTC.

Quelles assurances faut-il avant la première course ?

Avant d'accepter une première réservation ou de prendre en charge un client sur la voie publique, le chauffeur VTC doit justifier de la mise en place de deux polices d'assurance distinctes :

  1. L'assurance responsabilité civile circulation à titre onéreux : Elle couvre la réparation de l'ensemble des dommages matériels et corporels causés aux tiers ainsi qu'aux passagers installés dans l'habitacle lors de tous les déplacements du véhicule (courses avec passagers, trajets d'approche et retours à vide).
  2. L'assurance responsabilité civile professionnelle d'exploitation (RC Pro VTC) : Elle protège le professionnel contre les conséquences financières des préjudices corporels, matériels ou immatériels causés aux clients ou à des tiers en dehors de la conduite directe du véhicule (manipulation et détérioration d'un bagage, accident corporel lors de la montée ou de la descente du véhicule, retard imputable à une faute de service).

En complément de ce socle légal obligatoire, la majorité des créateurs d'entreprise souscrivent une garantie Dommages tous accidents (Tous Risques), indispensable pour protéger la valeur vénale du véhicule contre le vol, l'incendie, le bris de glaces ou les accidents responsables, ainsi qu'une garantie assistance 0 km intégrant la mise à disposition d'un véhicule de prêt conforme aux exigences réglementaires du VTC.

Quels documents demande un assureur ?

Pour instruire un dossier de première souscription et vérifier que le profil du demandeur satisfait aux règles de souscription des compagnies partenaires, le cabinet de courtage ou l'assureur exige la production d'un ensemble de documents justificatifs en cours de validité.

Checklist des documents requis pour une première souscription d'assurance VTC Checklist visuelle illustrant les 5 pièces obligatoires : permis de conduire 3 ans minimum, carte professionnelle VTC, relevé d'information sur 36 mois, carte grise ou bon de commande, et extrait Kbis ou SIRENE. DOSSIER DOCUMENTAIRE OBLIGATOIRE : PREMIÈRE ASSURANCE VTC 1 Permis de conduire Catégorie B Délivré depuis 3 ans minimum (hors période probatoire) 2 Carte Professionnelle VTC Délivrée par la préfecture ou attestation d'aptitude 3 Relevé d'information sur 36 mois Historique d'assurance, bonus-malus et sinistralité 4 Certificat d'immatriculation (Carte Grise) Ou CPI / bon de commande avec n° de châssis (VIN) 5 Extrait Kbis ou Avis de Situation SIRENE Preuve d'immatriculation de l'entreprise (SASU, EURL, SARL, micro-entreprise) avec code NAF transport
Checklist réglementaire : les 5 pièces indispensables pour valider la souscription d'un premier contrat VTC.

Pour connaître les détails des épreuves de l'examen et les démarches administratives de délivrance préfectorale, vous pouvez consulter notre guide sur la carte VTC et son obtention.

Outil interactif

Générateur de checklist documents

Sélectionnez vos critères pour connaître les pièces justificatives exactes à réunir pour votre dossier.

Documents requis pour votre souscription 4

Cette liste couvre les cas courants. Un conseiller précise ce qui manque pour votre dossier.

Un conseiller vérifie la conformité de vos justificatifs

Appeler un conseiller au 07 45 89 30 05

Échange gratuit et immédiat — Du lundi au vendredi de 9h à 18h

Diagnostic Dossier

Situez votre dossier d'assurance VTC

Répondez à 4 questions pour obtenir une évaluation qualitative de la configuration de votre profil et identifier les points clés de votre dossier.

Étape 1 sur 4
Question 1 sur 4 Votre situation actuelle

Sélectionnez l'état d'avancement ou le profil de votre activité VTC.

Question 2 sur 4 Avez-vous déjà été assuré en votre nom propre ?

L'antécédent en tant que souscripteur principal détermine les pièces justificatives.

Question 3 sur 4 Si vous avez été résilié, pour quel motif ?

Si vous n'avez jamais été résilié, sélectionnez simplement « Non concerné ».

Question 4 sur 4 Combien de sinistres responsables sur les trois dernières années ?

Déclarez les sinistres matériels ou corporels avec part de responsabilité.

Pourquoi un profil sans historique pose-t-il problème ?

Dans le secteur de l'assurance automobile professionnelle, l'appréciation du risque repose sur l'analyse statistique des comportements de conduite passés. Un chauffeur qui n'a jamais été assuré en tant que conducteur principal d'un véhicule, ou qui ne l'a plus été depuis plus de deux ans (interruption d'assurance consécutive à l'utilisation exclusive de transports en commun, à la conduite de véhicules de fonction ou à un séjour à l'étranger), est qualifié par les compagnies d'assurance de profil sans antécédent d'assurance ou profil sans historique.

Pour les souscripteurs d'assurance, cette absence de traçabilité sur les 36 derniers mois pose une difficulté majeure :

Pour appréhender l'ensemble des critères d'évaluation des compagnies et découvrir les solutions adaptées à cette situation, consultez notre dossier spécialisé sur le VTC jamais assuré et sans historique.

Lorsqu'un créateur d'activité cumule une absence d'antécédents d'assurance avec d'autres contraintes (refus d'assureurs, incidents de paiement antérieurs ou antécédents de sinistres), il peut se tourner vers les solutions présentées dans notre guide dédié à l'assurance VTC pour chauffeur résilié ou malussé.

Vous lancez votre activité VTC ? Un conseiller vous accompagne

Parler à un conseiller spécialisé

Étude gratuite et sans engagement — Du lundi au vendredi de 9h à 18h

Le jeune permis change-t-il quelque chose ?

La réglementation applicable aux exploitants et chauffeurs de VTC est régie par l'article L. 3120-2-1 du Code des transports. Ce texte stipule expressément que nul ne peut exercer l'activité de conducteur de VTC s'il n'est titulaire d'un permis de conduire de la catégorie B en cours de validité depuis au moins trois ans, délivré hors période probatoire.

Cette disposition légale entraîne deux conséquences fondamentales :

  1. L'interdiction légale pour les titulaires d'un permis de moins de trois ans : Un conducteur qui a obtenu son permis de conduire depuis moins de 36 mois ne peut légalement pas obtenir la carte professionnelle VTC auprès de la préfecture, ce qui rend impossible l'exercice de la profession et la souscription d'un contrat d'assurance VTC.
  2. La gestion des conducteurs ayant entre 3 et 5 ans de permis : Un chauffeur qui a dépassé le seuil légal des trois ans de permis mais qui compte moins de cinq ans de pratique du volant est considéré par les assureurs comme un jeune conducteur dans la profession de transport de personnes. Les compagnies appliquent alors des conditions de souscription spécifiques. Pour analyser ces critères particuliers, découvrez notre dossier sur l'assurance VTC jeune permis.

Le choix du véhicule a-t-il une incidence ?

Le choix de la voiture affectée à l'activité de VTC influence directement l'acceptation du risque par les assureurs et le niveau des cotisations. L'article R. 3122-6 du Code des transports impose des critères techniques stricts : au moins quatre portes, une longueur minimale de 4,50 mètres, une largeur minimale de 1,70 mètre, une puissance nette supérieure ou égale à 84 kW (soit environ 115 chevaux) et une ancienneté maximale de six ans (cette limite d'ancienneté ne s'appliquant pas aux véhicules 100 % électriques et hybrides rechargeables).

Pour étudier les différents modèles de berlines, SUV et motorisations acceptés sur le marché, reportez-vous à nos conseils pour choisir son véhicule VTC.

Du point de vue de la souscription d'assurance, trois paramètres liés au véhicule sont particulièrement scrutés :

Questions fréquentes

Peut-on s'assurer en VTC sans antécédent d'assurance ?

Oui, il est tout à fait possible de s'assurer en tant que chauffeur VTC sans avoir d'antécédents d'assurance en son nom propre sur les 36 derniers mois. Ce type de profil nécessite cependant de s'orienter vers des compagnies d'assurance spécialisées par l'intermédiaire d'un courtier d'assurance.

Faut-il la carte VTC avant de souscrire ?

Oui. L'obtention de la carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture ou de l'attestation préfectorale officielle d'aptitude professionnelle constitue un prérequis obligatoire pour finaliser l'émission d'un contrat d'assurance professionnelle de transport de personnes.

Un jeune permis peut-il exercer comme VTC ?

La loi impose d'être titulaire du permis de conduire de catégorie B depuis au moins trois ans (hors période probatoire) pour pouvoir obtenir la carte professionnelle VTC. Les conducteurs en période de permis probatoire ne peuvent donc pas exercer cette profession.

Un conseiller analyse votre dossier de première souscription VTC

Parler à un conseiller spécialisé

Étude gratuite et sans engagement — Du lundi au vendredi de 9h à 18h

Sources juridiques et réglementaires

  • Code des transports : Article L. 3120-2-1 (Conditions d'ancienneté du permis et honorabilité), article L. 3122-4 (Obligation d'assurance professionnelle) et article R. 3122-6 (Caractéristiques techniques et dimensionnelles des véhicules VTC).
  • Code des assurances : Article L. 211-1 (Obligation d'assurance de responsabilité civile automobile) et annexe à l'article A. 121-1 (Relevé d'information et historique des antécédents).
  • Direction Générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM) : Référentiel national des exploitants de VTC.